The Lost Book of Enki

Blog de traduction : Traduire le Japon (Zen Communications), The Lost Book of EnkiLast January, I put the finishing touches to a book called The Last Book of Enki. Well, I am quite excited to say the book is scheduled to be released in just a few days, on September 1st.

If you like SF and archeology you might want to have a look at it...

lundi 22 août 2011 11:54 , dans Livres/Books


Le livre perdu du dieu Enki

Blog de traduction : Traduire le Japon (Zen Communications), Le livre perdu du dieu EnkiLe livre perdu du dieu Enki de Zécharia Sitchin, dont j'ai achevé la traduction en janvier dernier, sort le 1er septembre 2011.

Si vous aimez la science-fiction et l'archéologie, n'hésitez pas à jeter un coup d'oeil à ce Dallas intersidéral.

 

 

mardi 23 août 2011 11:30 , dans Livres/Books


Impact du tsunami sur l’industrie de la traduction et de l’interprétation

Plus d'un mois s'est écoulé depuis qu'un tsunami dévastateur s'est abattu sur le Japon. Dans certaines zones de la région du Tohoku, la vague faisait plus de 14 mètres de haut au moment où elle a atteint les terres, brisant des milliers de vies, fracassant villes et industries. Nombre sont les petites et moyennes entreprises en difficulté dans le Japon tout entier, mais qu'en est-il des traducteurs et interprètes installés au Japon ou travaillant avec le Japon ?

En tant que traductrice du japonais vers le français, j'entretiens de forts liens personnels et professionnels avec le pays du soleil levant. En apprenant les nouvelles, mon premier réflexe a donc été de prendre contact non seulement avec ma famille et mes amis, mais également avec mes collègues et clients installés au Japon. J'ai écrit plusieurs versions d'un court message à la fois chaleureux et professionnel que j'ai envoyé à mes contacts en fonction de l'endroit où ils habitent. Les gens du sud ont beau ne pas avoir ressenti la moindre secousse, cela ne les a pas empêchés de craindre les conséquences économiques et d'apprécier le geste. Nombre d'entre eux ont répondu par de très longs messages détaillant leur expérience personnelle, oubliant leur retenue habituelle, saisissant l'occasion de s'épancher un peu.

Du côté des collègues, les nouvelles sont alarmantes. Le 11 avril, les interprètes basés dans la région du Kanto ont vu la plupart des missions prévues pour les prochains mois annulées les unes après les autres. Les seuls clients potentiels à les contacter étaient les ambassades de leurs pays d'origine (à la recherche de bénévoles pour aider les secours étrangers), et les journalistes en partance pour Fukushima. D'après les informations dont je dispose à ce jour, la situation ne s'est pas améliorée.

La menace nucléaire, ou plutôt le sensationnalisme des médias étrangers alliés à la pression familiale a poussé de nombreux étrangers à quitter le Japon. Je connais de nombreuses personnes qui sont parties, et autant qui sont restées. Je pense que chacun a pris la décision qui s'imposait dans son cas, et je ne saurais dire ce que j'aurais fait à leur place.

Les Japonais eux-mêmes ne critiquent pas ceux qui sont partis. Il semble que l'expression « flyjin » ait en fait été lancée et est principalement employée par la communauté étrangère. Ce qu'ils critiquent en revanche, c'est la façon dont certains sont partis, disparaissant littéralement sans un mot. Les quelques traducteurs et interprètes salariés que je connais se plaignent d'une charge de travail sans précédent. Non seulement leurs collègues les ont abandonnés, mais il semble que les entreprises commencent à avoir peur d'avoir recours à des interprètes indépendants étrangers (et s'ils n'étaient pas au rendez-vous ?).

Contre toute attente, il semble que cela soit également vrai, dans une moindre mesure, dans le monde de la traduction. Certaines agences préfèreraient confier tous leurs travaux à des traducteurs japonais quelque soit la combinaison linguistique. Dans les circonstances actuelles, les japonais seraient plus fiables que les étrangers, à défaut d'être aussi compétents. On se justifie en me parlant de traducteurs quittant le pays en « oubliant » de livrer un projet en cours sans prévenir qui que ce soit, ce qui paraît inconcevable. Après tout, rien n'empêche de s'enfuir l'ordinateur sous le bras ! Si ce genre de comportements reste rare (du moins je l'espère), l'information circule vite et les traducteurs et interprètes non japonais travaillant avec le Japon peuvent en pâtir.

Ceci dit, j'aurais tort de parler de traduction en général. En réalité, tout dépend de la spécialisation de chacun. En ce moment, il y a une forte demande pour les traducteurs spécialistes du nucléaire et de la construction, alors que des collègues très qualifiés et reconnus dans le domaine des arts et du patrimoine culturel ont vu leur activité chuter de près de 90% et se demandent si et quand les choses vont revenir à la normale.

Rassurez-vous, je ne suggère à personne de devenir un spécialiste du nucléaire du jour au lendemain, ce ne serait pas réaliste. Si d'aventure cette idée vous était passée par la tête, je vous conseillerais de commencer par souscrire à une bonne assurance professionnelle, car il est fort probable que le résultat ne serait pas parfait. Plus sérieusement, si vous pensez qu'il existe un potentiel sur le long terme dans un domaine particulier, il vaut peut-être la peine d'investir temps et efforts pour acquérir une nouvelle spécialisation. Prenez le temps d'identifier des domaines potentiellement intéressants (et lucratifs) sur le long terme dans vos combinaisons linguistiques, et choisissez ceux qui vous conviennent.

Quelques soient les spécialisations dans lesquelles vous décidez d'investir votre temps, n'oubliez pas que le monde change constamment et que ce qui est utile de nos jours ne le sera pas forcément dans dix ans. Il vaut donc mieux choisir un domaine qui vous plait, ou tout du moins qui ne vous rebute pas. Si les traducteurs qui annoncent être capables de traduire tout et n'importe quoi ne sont pas très crédibles à mes yeux, faites en sorte d'avoir plusieurs cordes à votre arc. Soyez prudent et développez votre clientèle dans plusieurs pays, afin de ne pas vous retrouver le bec dans l'eau si quelque chose de terrible fait plonger l'économie de l'un d'entre eux. Si je suis toujours aussi occupée qu'avant le séisme, c'est parce que je m'efforce constamment de construire et de maintenir une relation de confiance avec mes clients, et parce que ma clientèle est variée.

Pour en revenir au Japon, je dois ajouter que j'ai remarqué une augmentation des demandes farfelues. Mais nous devons rester fermes : accepter l'inacceptable est hors de question. La situation va finir par s'améliorer et il sera alors difficile de regagner le terrain perdu. Baisser vos tarifs ne vous mènera nulle part et n'aidera personne. Si vous voulez faire un geste, aidez une association locale à collecter des fonds pour la Croix Rouge ou offrez vos services gratuitement à ceux qui en ont le plus besoin. Nous sommes nombreux à l'avoir fait.

Suite à une catastrophe comme celle qui a frappé et qui continue à frapper le Japon, il serait encore plus suicidaire que d'habitude d'oublier d'appliquer les règles de la déontologie. Restez professionnels quoi qu'il arrive, et prouvez à vos clients que vous pensez à eux !

 

 

jeudi 14 avril 2011 16:17 , dans Entreprenariat/Entrepreneurship


Impact of the 3/11 Japan Tsunami on the T&I Industry

Over one month has passed since Japan was struck by a particularly devastating tsunami. In some areas of the Tohoku region, the wave was as high as 14 meters when it hit the ground, destroying lives, cities and industries. Many small and medium companies all over Japan are struggling; but how did the situation impact on Translation and Interpreting professionals based in Japan or working with Japan?

As a French to Japanese translator with strong personal and professional ties with the land of the rising sun, the first thing I did upon hearing the news was getting in touch with not only family and friends, but also customers and colleagues based in Japan. I crafted several versions of a short warm yet professional message which I mailed to clients and colleagues based on where they lived. People in the south of Japan might not have even felt the earthquake, yet they were all worried about the economic consequences and appreciated the gesture. Many of them write at length about their personal experiences, something they would have never done if they hadn't been under such pressure.

The news from colleagues are alarming. On the 11th of April, interpreters based in the Kanto area saw most if not all of their scheduled missions for the next few months immediately cancelled. The only prospective clients to contact them were the embassies of their countries of origin, looking for volunteers to help the foreign relief forces, and foreign journalists heading for Fukushima. As far as I know, there hasn't been any improvement in the situation.

The nuclear threat, or rather sensationalism of the foreign media combined with the pressure to leave from their families abroad, have led many foreigners to flee Japan. I know many people who left and equally as many people who stayed. I believe all of them made the right decision for themselves, and I do not know what I would have done in their place.

The Japanese themselves do not criticize people who left. It seems like the word "flyjin " was in fact designed by and is mostly used by the foreign community. What they do criticize is the way some people left, literally vanishing without a word. Colleagues working in-house for large corporations told me how exhausted they were after working non-stop for several weeks in a row. It is not only because many of their in-house and freelance colleagues alike have left, but also because the companies are becoming afraid to book foreign interpreters: what if they didn't turn up?

Against all odds, the same seems to be true, although to a lesser extend, in the world of translation. Colleagues working in translation agencies and clients alike have told me that companies are starting to entrust translations from Japanese into LOTJ to Japanese native translators, who might not be able to deliver the same quality as a native speaker of the target language, but who they deem more reliable. I have heard horror stories of translators fleeing the country and "forget" a scheduled project - without notifying the client, which seems unconceivable. I mean, didn't they take their computers with them when they left the country?

While such stories remain rare - or at least I hope so, news travel fast and these one are potentially damaging for any non-Japanese T&I professional working in Japan or with Japan. Because I am based outside of Japan and constantly work on building and maintaining a relationship of trust with my clients, work is still coming my way.

However, I can't just talk about Translation in general. In fact, the availability of work depends a lot on specialization. At the moment, there is a strong demand for translators with expertise in the nuclear and construction fields, while highly qualified colleagues with a successful career in arts and cultural property have seen a 90% drop in their activity and have no idea when and if things are going to get back to normal.

Does it mean that you have to turn yourself into a nuclear technology expert overnight? I don't think it would be realistic. If you really want to do that, I would suggest investing in a good liability insurance first, as the result is likely not going to be perfect. More seriously, if you believe there is a potential for work in a particular field over the long term, it might be worth putting efforts and time to acquire a new specialization. Take some time to identify potentially attractive (and lucrative) fields in your language combination(s) over the long term, and decide which one(s) you feel comfortable with.

Whatever field of specialization you decide to invest time in, bear in mind that the world changes constantly and that what is attractive now might not be as attractive ten years from now, so you'd rather enjoy learning about it (or at least don't dislike it). While translators who claim to be able to translate just about anything don't have much credibility in my eyes, it might be helpful to have specialist knowledge in more than one field. In short, don't put all your eggs in the same basket. Be careful and develop strong client bases in several countries, so that if something terrible happens in one of them bringing the economy down and jeopardizing your income, you would still get enough work from customers based in other countries.


Getting back to Japan, I have noticed an increase of silly inquiries. But we have to stay firm: accepting the unacceptable is never an option, as the situation will eventually get better and it is very hard to regain terrain that has been lost. Lowering your rates will not help you or anyone else. If you want to make a gesture, help a local association to raise funds for the Red Cross or provide your services for free to those who really need it, as many of us have.

In the aftermath of a disaster like the one Japan has experienced and still is experiencing, forgetting about ethics is more suicidal than ever. Stay professional at all costs, and show that you care!

 

 

mercredi 13 avril 2011 15:01 , dans Entreprenariat/Entrepreneurship


Inappropriate

Le premier roman de Debito Arudo est enfin dans les bacs...ou tout du moins en vente sur Lulu, Amazon et compagnie.

Mais qui est donc Debito "Dave" Arudo ? C'est un ancien américain devenu japonais qui enseigne à l'université à Hokkaido. C'est aussi et surtout un activiste défenseur des droits des étrangers au Japon en général et entre autres de ceux des pères d'enfants japonais .

Pour ceux qui l'ignoreraient encore, rares sont les pères japonais à garder le contact avec leurs enfants après un divorce, car le droit de visite n'est ni garanti par la loi ni entrés dans les moeurs. Mais les pères étrangers, et quelques pères japonais, se battent pour avoir le droit de voir leurs enfants. Sans succès le plus souvent, dans un pays qui hésite encore à signer la convention de la Hague. Les conséquences sont particulièrement dramatiques pour les enfants issus de mariages mixtes, dont l'entourage rejette l'héritage étranger...avec les conséquences psychologiques que l'on peut aisément imaginer. Pour plus d'informations à ce sujet, voir le Japan Children's Rights Network.

Debito Arudo est passé par là, et cela a laissé des traces que l'on retrouve dans son roman qui, sous des airs de polar, est bien un manifeste de plus contre l'enlèvement des enfants au Japon. Mais qu'il soit traduit en japonais ou non, les choses ne sont pas prêtes de changer au pays du soleil levant.

mercredi 06 avril 2011 14:51 , dans Livres/Books


|

ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à traduction

Vous devez être connecté pour ajouter traduction à vos amis

 
Créer un blog